mercredi, 21 mars 2018 18:00

#8 Un cinquième mois qui rime avec travail

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Et de 5 ! Cela fait déjà 5 mois que j'ai posé les pieds au Japon.

Le travail

Arrivé le 19 octobre 2017, les 4 premiers mois j'avais pris la décision de ne pas travailler. Cela n'était pas par flemmardise, bien au contraire, de nature très travailleuse, je n'ai aucun problème à retrousser les manches. J'avais même, avant mon arrivée sur le sol japonais, deux entretiens qui m'attendaient à Tokyo. Mais n'étant pas une personne friande des grandes villes, j'ai préféré y passer deux mois et quitter la capitale. Ce fut donc deux mois à faire le tourisme.

Puis en décembre, je suis arrivé à Fukuoka. Pourquoi cette ville ? Je laisse très souvent parler mon intuition, je l'ai donc tout simplement suivi. Puis j'ai passé deux mois, encore une fois, à faire le tourisme à Fukuoka. Mais au bout d'un moment, ayant des projets qui vont demander de l'argent et ne souhaitant pas que toutes les économies y passent, je me suis mis en quête d'un travail.

Mais en ayant pour CV en langue :

  • Anglais : débutant
  • Japonais : débutant niveau JLPT N5.

Les choix étaient très restreints et je ne voyais pas comment j'allais arriver à en trouver un. Mais bon, si l'on ne passe pas à l'action, on ne sera jamais si cela est possible.

J'ai donc commencé par demander des conseils sur les différents groupes Facebook où je suis présent et les réponses étaient un peu unanimes : cela va être très très compliqué pour moi, voire impossible. Mais cela est sans me connaître et un sacré coup de pouce de la vie. La sharehouse où je loge m'informe que sur un groupe Facebook français, dont je ne fais pas partie, ils recherchent un Français, avec un visa permettant de travailler, pour travailler. Il faut faire la plonge et servir les boissons aux clients. Qui plus est cela est dans un yatai (Le yatai est le nom du stand ambulant de restauration en plein air au Japon. - source Wikipedia -). Mais surtout : pas besoin de parler la langue !

C'est parfait pour moi. Je n'ai jamais travaillé dans la restauration, mais qu'importe, il y a un début à tout. Je suis en terrain connu avec la langue française, mais en terrain inconnu sur le métier. Qui plus est, qui dit yatai, dit proximité avec les clients. Donc, il va falloir quand même être capable de parler un peu japonais. Qu'importe, je lance ma candidature, le soir même je suis invité à un "entretient" et deux jours après, je faisais ma journée de test.

Verdict : depuis le 17 février, je travaille.

J'ai fait de gros progrès en japonais rien que par l'écoute et les brefs échanges avec les clients. Puis aimant beaucoup le contact avec les autres, ce n'est que bénéfique. C'est loin d'être facile et épanouissant tous les jours, mais je m'amuse et j'aime ce que je fais. Je vis en décaler, moi qui suis habitué à être couché à 22 h pour me lever vers les 6 h, actuellement, c'est plus couché à 2 h et levé... tard. laughing

Cependant, comme je travaille en moyenne 3 à 4 jours par semaine, j'ai le temps de travailler sur Japan World et de faire quelques visites. Certes, cela est beaucoup moins fréquent, donc moins d'articles verra le jour, mais je compte toujours vous partager ce que je peux découvrir au Japon et vous aider.

La langue

J'en viens donc à la langue japonaise. Et c'est quand je me suis retrouvé face à cette foutue réalité que je me suis rendu compte de mes grosses lacunes. Je l'avais déjà remarqué à la salle de sport où j'échange beaucoup avec certains membres. On rigole bien et on échange pas mal, mais souvent c'est en anglais. Sauf pour certains où seul le japonais est la langue qu'ils connaissent. Donc naturellement, parfois je comprends et d'autres... c'est l'inconnu le plus total.

Je prends bien sûr des cours deux fois par semaine qui sont donnés par la ville de Fukuoka pour 500 ¥ (~ 3 € 80) le mois. Je vous avais parlé dans cet article : #6 3 mois, Fukuoka je suis arrivé. On suit le Minna no Nihongo et parfois je suis seul avec le professeur. Donc petit cours privé qui ne fait jamais de mal. Cours qui sont donnés par des bénévoles, là encore cela m'aide à avancer dans mon apprentissage. C'est loin d'être parfait, mais j'avance sérieusement, petit pas par petit pas.

Mais ce petit pas ne me suffit plus. Je suis frustré de ne pas pouvoir parler avec les clients au travail ou avec les amis à la salle de sport, entre autres. Et quand quelque chose me dérange, il faut automatiquement que j'arrange les choses. C'est dans ma nature.

J'ai donc pris une décision : je vais laisser un peu de côté Japan World pour me consacrer au japonais. J'ai envie de pouvoir parler et comprendre, mais cela va me demander du temps et ce temps je ne peux que le gagner en m'occupant un petit peu moins de Japan World. Je vais continuer de vous apporter de l'information, car cela va me manquer autrement, mais cela sera à fréquence moins importante qu'actuellement. wink

Manger Mongole

Je n'en ai pas parlé sur le blog, du moins dans un article, mais j'ai été invité à manger dans un restaurant mongol. Honte à moi, je n'ai pas pensé à prendre des photos des plats. Cela sera pour une prochaine fois, si prochaine fois il y a.

C'était vraiment bon et cela change de ce que j'ai l'habitude de manger. Qui plus est, j'ai été invité à revêtir l'habit traditionnel avec les amis avec qui je me trouvais.

Manger Mongole à Fukuoka Manger Mongole à Fukuoka Manger Mongole à Fukuoka
Manger Mongole à Fukuoka Manger Mongole à Fukuoka Manger Mongole à Fukuoka
Manger Mongole à Fukuoka

Coiffeur

Je suis retourné au coiffeur, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point, en comparaison de la France, cela vaut le détour. Je parle des "vrais" coiffeurs et non des coupes rapides pour 1,000 ¥ (~ 7 € 65).

Cette fois, pour 3,200 ¥ (~ 24 € 55), j'ai eu droit à ma coupe. Normal me direz-vous pour un coiffeur. laughing Mais en plus de cela : un soin du visage qui comprend le rasage, les sourcils et une crème apaisante. J'ai terminé par un massage de la tête. Bref, en comparaison de mes 14 € en France pour un coup de tondeuse et de ciseau, cela me change énormément. smile

Vélo

Qui dit travail, dit déplacement. Mais comme je le finis très tard, aux alentours des 0 h 30 / 1 h, il n'y a plus de transports en commun. Les deux premières fois, j'ai fait 1 h 30 de marche, mais au bout d'un moment, cela ne me convenait plus.

C'est donc que je me suis mis en quête d'un vélo. La propriétaire de ma sharehouse m'informe qu'il y en a dans le garage, mais il faut le réparer et que si je veux, je peux m'en servir si j'arrive à le remettre sur pied. Cela fait des années que je n'ai pas réparé un vélo, mais qu'importe, c'est l'occasion de s'y remettre. Après que le papa m'est conseillé, merci à lui au passage, j'ai acheté ce qu'il me fallait.

Puis après quelques mésaventures, le vélo refonctionne ! C'est donc parfait. J'ai mon moyen de locomotion et j'avoue que mettre moitié temps c'est très agréable. Puis cela me fait aussi des économies sur le métro japonais. C'est donc un excellent moyen de déplacement. Mais pour le Français qui est habitué à rouler à droite, je perds vite mes repaires avec la conduite à gauche. C'est donc que je prends de temps en temps les trottoirs afin d'éviter toutes erreurs. Mais bon, presque tous les Japonais roulent sur les trottoirs, je suis donc un peu un ovni sur les routes. laughing

Au final

Ce fut donc un nouveau mois riche en nouveautés. Je fais petit à petit mon petit bout de chemin dans ce pays qui fascine tant. Certes, je suis un peu frustré parfois de ne pas pouvoir visiter ce que je souhaite, mais je préfère me focaliser sur la langue et sur le travail, qui sont pour moi une priorité à l'heure actuelle. Cela me permettra par la suite de vous faire partager davantage ce pays qui me fascine tant.

Je vous dis au mois prochain.

Auteur

Benoît

Je suis passionné par le Japon depuis mon plus jeune âge. J'ai toujours aimé faire partager ma passion. C'est alors que tout naturellement je décide de créer Japan World en 2005.

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À propos

De mon prénom Benoît, je suis un passionné du Japon depuis mes 13 ans. 30 ans au moment où j'écris ces lignes, je ne souhaite qu'une seule chose : assouvir ma passion et surtout la faire partager au plus grand nombre.

Cette passion a commencé, comme pour beaucoup, par les mangas avec Dragon Ball. Mais très rapidement je me suis...

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